BIO ?

À peine sorti des Beaux-Arts, la scène artistique internationale lui ouvre grand ses portes. Expositions collectives en Côte D’Ivoire (son pays), au Maroc et tout récemment en Belgique; À l'âge de 24 ans, l’artiste est en passe de compter parmi les figures les plus importantes de la peinture contemporaine ivoirienne.

Né le 28 Octobre 1994 dans la ville de Buyo (Au Sud-Ouest de la Côte D'Ivoire), Mounou Désiré Koffi a depuis toujours, un chemin tout tracé dans le monde de l’art. Passionné de dessin depuis tout petit, sa vocation s’affirme très tôt lorsqu'il gagne un concours alors qu’il n’est encore qu’à l'école primaire. Son orientation scolaire est toute trouvée. Après un baccalauréat artistique au Lycée d'enseignement artistique ( LEA) d'Abidjan où il sort major de sa promotion, il intègre les Beaux-Arts de la même ville pour y décrocher une licence.

Mounou Désiré réalise un heureux mariage entre l’impressionnisme et l’art figuratif. Il affirme son propre style en poussant les limites de la peinture avec une touche aussi séduisante qu'imprévisible. C’est que l’artiste a décidé de donner une seconde vie aux téléphones portables usagers. Alors il utilise les claviers et les écrans pour dessiner des silhouettes humaines, qu’il insère dans des décors urbains réalistes et hauts en couleurs. La démarche résolument écologique n’en est pas moins esthétique; offrant des reliefs originaux et un regard tout à fait plaisant, sur les rues de Dakar ou du quartier commercial d'Adjamé à Abidjan.

Les œuvres de Mounou Désiré Koffi ont conquis le cœur de bien d’amateurs, mais aussi de collectionneurs avertis qui entrevoient déjà l’avenir brillant qui se dessine pour le jeune peintre.


Démarche artistique

D’œuvre en œuvre, la démarche artistique de Mounou est essentiellement influencée par son environnement. Les paysages urbains sont ses cadres par excellence. La réflexion du peintre est guidée par ce qu’ils représentent. Il s’attaque à un monde moderne déshumanisant. Les corps en mouvement dans ces tableaux sont occupés à leurs propres affaires. Ils ne communiquent pas, ne se rencontrent pas. Noyées dans le système capitaliste, ces personnes ne sont intéressées que par leur moyen de subsistance et s’enlisent dans une routine qui en fait des machines insensibles à leur entourage.

Bien que cela puisse paraître sombre, Mounou le présente sous une forme lumineuse, colorée, illustrant l’ambiance et la chaleur de ces espaces grouillant de monde pressée par le temps. Son point de vue n’est pas manichéen. Il ne dénonce pas automatiquement. Il constate et ouvre le débat. La distance entre les hommes grandit au fil de l’évolution de la technologie. Cette évolution est présentée avec génie par l’artiste. Comme une métonymie, il se sert de claviers de téléphones mobiles pour exprimer le concept d’évolution technologique. Composés de claviers, les hommes ne sont plus que des machines qui perdent peu à peu et inconsciemment leur part d’humanité. Conséquence, on se retrouve avec une société qui ne s’embarrasse plus de rapports physiques, d’attentions réelles loin du virtuel, qui se complait dans sa flemme et règle tous ces impératifs grâce au numérique, qui laisse son opinion être définie par les réseaux sociaux sans se préoccuper vraiment de la réalité à l’extérieur de ce monde factice au final.

Le relief appliqué aux peintures de Mounou a dès lors de l’intérêt dans la forme mais aussi et surtout dans le fond. A l’aide de ses claviers il apporte un relief esthétique à ces paysages, puis soulèves les problématiques de notre époque. Il propose une technique de recyclage des déchets électroniques, véritable casse-tête pour les industriels et fléau pour l’humanité. Résolument contemporain, avisé, et à l’écoute de son temps, il n’est pas figé. D’où la transition entre le clavier et les écrans tactiles qui apparaissent dans ces tableaux. Ces écrans qu’il applique aux pieds de ses personnages comme des verres brisés, symbole du double tranchant des nouvelles technologies.

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